Testé pour vous !

Sur le banc d'essai

Automne 2022

COROS - APEX 2

Avec ces nombreux widgets, la Coros Apex 2 frappe fort ! Quelques nouveautés très tendance par rapport à la précédente version : possibilité d’ajouter la cartographie pour le guidage GPS, écouter de la musique, piloter une caméra, mode nuit, connexion wifi, acclimatation à l’altitude, test VCF, retrouver mon téléphone, pour ne citer que les nouveaux, et toujours l’alarme, la boussole, la possibilité de choisir plusieurs cadrans de montre…

 
Fiche technique

Unboxing

La Coros Apex 2 est un peu plus petite que la version 1 que j’utilise depuis plus d’un an maintenant. Le nouveau modèle, décliné dans une seule version dorénavant, a un écran de 1.2 pouce. Si vous voulez un écran plus grand, il faudra désormais vous tourner vers l’Apex pro et son écran 1.3.

Les boutons sont désormais au nombre de 3, et non plus 2 comme le modèle 1. Ça lui donne un aspect plus traditionnel. Le maniement reste le même, avec le gros bouton central à double fonction : pousser, tourner, qui permet d’entrer puis de voyager dans le menu en tournant. Il permet également le déverrouillage, avec au choix la possibilité de pousser et maintenir pour déverrouiller (nouveauté), ou pousser et tourner comme avant. Il est possible également de supprimer le verrouillage dans les paramètres, aussi bien en mode sport qu’en mode « vie de tous les jours », ou les deux. Le bouton du dessous a les mêmes fonctions que sur l’ancien modèle, c’est-à-dire retour en arrière ou tour manuel, tandis que le nouveau bouton du dessus sert à allumer le rétro éclairage manuellement ou à lancer un widget au choix, à paramétrer.

Le bracelet est en tissu, fermé par un velcro. C’est pratique, confortable et très léger, mais je suis sceptique sur sa tenue dans le temps en utilisation boueuse, et comme il ne se sépare pas en deux morceaux, il n’est pas possible de le placer sur un cintre de vélo avec un adaptateur. Il existe toujours des bracelets en silicone avec ouverture traditionnelle, mais il faudra l’acheter en plus. Il coûte +/- 30€, et le système de montage est très facile et pratique, mais ce n’est plus le même format que l’Apex 1 46mm. Si tu avais acheté toutes les couleurs de bracelets pour ton apex 1, tu ne pourrais pas les réutiliser.

 
Mise en route

La première chose à faire est de télécharger l’application Coros sur ton smartphone. Chez moi, c’était déjà fait, donc j’allume la montre et un QR code apparait à l’écran. Je choisis d’ajouter un appareil dans l’application et je scanne le code et je confirme les deux à trois étapes demandées.

À ma grande surprise, l’application me demande si je veux conserver ma configuration actuelle, je réponds oui et tous les écrans de mes modes sports sont configurés selon les préférences de mon ancien modèle : nombre d’écrans, division des fenêtres et contenu de celles-ci. Ça, c’est vraiment un plus appréciable et un gain de temps.

Les accessoires sont très faciles à appairer également, et vous pouvez connecter une ceinture cardio (en plus du cardio optique au poignet, qui ne me convainc toujours pas, même dans cette nouvelle version. C’est une donnée que je ne regarde même plus, sauf avec ceinture en vélo), un capteur de puissance stryd (la montre donne la puissance en course à pied même sans cet accessoire, mais c’est moins précis), des écouteurs bluetooth puisque vous pouvez désormais télécharger de la musique et l’écouter hors ligne, une caméra que vous pouvez piloter avec la montre (je n’en dispose pas, donc je ne pourrai pas tester).

Il existe désormais une version pour PC de l’application, appelée training hub, plutôt destinée aux entraineurs, car l’application smartphone est très fluide et complète, et suffit amplement pour le suivi de sportifs, même exigeants.

 
Les modes sports

Peu de changement à signaler de ce côté-là, mais c’était déjà très complet et très intuitif à utiliser.

Il y a 25 modes sports préprogrammés (contre 20 dans la précédente version). Vous trouverez à peu près tout ce que vous pouvez imaginer, depuis plusieurs modes de course à pied jusqu’à l’aviron, en passant par le ski….

Vous pouvez facilement paramétrer vos préférences de découpage et contenu d’écran pour chaque sport dans l’application. Il y a 6 écrans possibles, avec de 2 à 8 données par écran, à choisir parmi un nombre impressionnant de possibilités. Autant dire de suite qu’avec 8 données sur l’écran, les chiffres sont difficiles à lire en plein exercice, et que le découpage par 3 ou 4 me semble un bon compromis.  

Vous pouvez changer d’écran d’un tour de molette pendant l’activité (si le blocage de bouton est désactivé).  

Les modes course à pied sont au nombre de 4 (course, trail, piste et course tapis). C’est très bien de pouvoir différencier, par exemple, la piste du trail, car les paramètres importants dans ces deux disciplines sont complètement différents. Mon seul regret, en tant que cycliste intermittent, est qu’il n’y a que 2 modes vélo : vélo et vélo intérieur. Une grande partie des cyclistes réguliers pratiquent plusieurs disciplines (route , VTT, gravel, électrique….), et il serait bon de pouvoir séparer le temps et le kilométrage pratiqué dans chacune des disciplines, car les efforts ne sont pas les mêmes en VTT qu’en vélo de route par exemple, ainsi que connaitre le kilométrage effectué avec chaque vélo, pour effectuer à temps le changement des pièces d’usure ou l’entretien des suspensions . Pour ce faire, il aurait été bien de pouvoir renommer ou dupliquer certains modes dont vous n’avez pas l’utilité.

Dans votre application, vous pourrez cacher les modes que vous n’utilisez pas, ou rarement, afin de ne pas devoir tous les passer en revue lorsque vous voulez démarrer une activité.

 
Les widgets

Autant le dire, c’est là que la Coros Apex 2 frappe fort, avec quelques nouveautés très tendance par rapport à la précédente version : possibilité d’ajouter la cartographie pour le guidage GPS, écouter de la musique, piloter une caméra, mode nuit, connexion wifi, acclimatation à l’altitude, test VCF, retrouver mon téléphone, pour ne citer que les nouveaux, et toujours l’alarme, la boussole, la possibilité de choisir plusieurs cadrans de montre…

Je commencerai par mon premier petit coup de cœur, qui est la possibilité de retrouver son téléphone en le faisant sonner. C’est basique et présent sur les montres connectées d’entrée de gamme, mais à l’instar de la lampe de poche sur son smartphone, on ne pourra bientôt plus s’en passer. 

La fonction musique va me demander de changer mes habitudes, car je n’écoute jamais de musique en streaming ou en fichier MP3, et je me dis que je vais m’énerver pour la « faire entrer » dans la montre. En fait, c’est tout simple, vous branchez la montre à votre ordinateur (avec le câble de chargement), elle se présente comme un disque dur externe et vous faites glisser vos fichiers MP3 de votre ordi à la montre.

La procédure est un rien plus complexe pour transférer des cartes téléchargées sur le site de Coros, car vous ne devez pas oublier de « dézipper » le fichier téléchargé, avant de la faire glisser vers la montre.

L’ambition de Coros est de rendre la technologie accessible à tous, et on peut dire que c’est réussi à ce niveau-là.

Il ne faut pas oublier non-plus que Coros publie régulièrement des mises à jour à télécharger sur son application, afin d’actualiser votre montre avec les toutes nouvelles fonctionnalités, dans la mesure du possible évidemment.

L’utilisation de la fonction musique est simple comme bonjour, et l’écran tactile vous permet de régler le volume. 

La cartographie est un réel plus pour le suivi d’itinéraire, même si, avec un écran de cette taille, la fonction est plutôt destinée à confirmer un itinéraire fléché qu’à réellement suivre une trace GPS, surtout à vélo, mais il est possible de le faire en adaptant son allure.

 
Les conclusions de notre testeur

J’ai vraiment été bluffé par la facilité de prise en main et de démarrage de cette montre.

La nouvelle version reprend le fonctionnement de base de la version précédente. Vous êtes de suite à l’aise.

La précision des distances et la vitesse de démarrage sont toujours au rendez-vous. La fonction musique permettra aux amateurs du genre de laisser leur smartphone à la maison pour courir léger (sauf si on souhaite embarquer son service de streaming musical comme Deezer ou Spotify).

La cartographie est une réelle plus-value également, surtout que les cartes sont téléchargeables gratuitement.

L’autonomie reste toujours un point très fort chez Coros, même si je n’ai pas pu vraiment la vérifier sur un test de 15 jours, car je n’ai effectué qu’une seule charge.

Au niveau du format, je la trouve un peu petite et je préférais le format en 46mm de la version 1, même si l’écran est toujours le même. J’aurais préféré conserver un boitier de 46 avec un écran plus grand.

La prise de fréquence cardiaque au poignet n’est toujours pas au point, mais c’est le cas pour toutes les marques. Je n’apprécie pas le bracelet velcro, qui ne peut pas être placé sur un cintre de vélo.

Au niveau du prix, je trouvais l’augmentation de +/- 125€ par rapport à le version 1 un peu excessive, mais je pense que c’est surtout la faiblesse de l’euro face au dollar qui fait monter l’addition (elle est affichée à 399$ sur le site Coros). Et même à 479€, cela reste un bon rapport qualité-prix (le point fort de Coros) au vu des prestations offertes.

 

Notre testeur

Olivier Dorthu

Chaque saison voit fleurir son lot de nouveautés, vêtements, chaussures et autres accessoires. Pour rendre la course à pied plus moderne. Face au flot continu de nouveautés, il est parfois difficile de comparer les articles et de se forger une opinion. Cette rubrique devrait vous y aider.

Nous vous présentons Olivier (photo). Il teste et va tester pour vous toutes les nouveautés soumises à l’équipe Zatopek et partage ses impressions via cette rubrique. Il n’a pas de lien économique avec les marques, ce qui garantit une indépendance de jugement. Il court lui-même et varie ses distances et ses terrains de jeu : marathon, cross ou trail. Il a d’autres passions sportives, comme le VTT et le vélo sur route, ce qui l’aide à comparer les sports. Une dernière qualité était nécessaire pour valider la fonction : le sens de l’observation ! Qu’il maitrise plus que quiconque. Indépendant, sportif multidisciplinaire et observateur. Voici les trois qualités qu’Olivier met à votre service dans cette rubrique.

 

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