Challenge Delhalle : place aux novices

La saison n’est pas encore terminée pour le challenge Delhalle qui réunit quatorze épreuves de course à pied qu’il faut déjà penser à la suivante.

« Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. » Ce mantra du philosophe Auguste Comte, fondateur du positivisme, Frédéric Lombart l’a fait sien. « L’automne est une période charnière pour tous les bénévoles de l’ombre qui œuvrent à la réussite du challenge », explique le président du Delhalle. « La saison n’est pas encore terminée, qu’il faut penser à la soirée de remise des prix et à l’année 2027. » De quoi sera-t-elle faite?

En plus d’éventuelles nouvelles courses qui viendraient rallier le challenge, Frédéric Lombart a bon espoir de réintégrer deux épreuves temporairement écartées pour des raisons de calendrier: Les Parcs en balade de Lombise et Les Foulées des Flosses à Woluwe-Saint-Pierre. L’autre chantier – beaucoup plus ambitieux – consiste à rajeunir l’effectif pour assurer la pérennité du challenge. « Les vétérans et aînées constituent les trois-quarts de nos pelotons », note Frédéric Lombart. « C’est formidable de voir des coureurs de 70 ans toujours aussi motivés. Mais ils ne sont pas immortels. Il nous faut attirer les jeunes. » Comment faire? La solution passe peut-être par plus de diversité dans les distances. « Les habitudes ont changé », observe notre interlocuteur. « Alors que le taux de participation reste stable sur les distances officielles – 12 kilomètres et plus -, il a encore augmenté cette année de 15% sur les parcours annexes, c’est-à-dire les courses de moins de 10 kilomètres. » D’où cette idée de proposer un second challenge. « Il faudrait toujours participer à un nombre minimum d’épreuves pour intégrer le classement général. Un participant s’élançant sur le parcours officiel engrangerait quelques points bonus. Cela devrait nous permettre de fidéliser un nouveau public en se disant que, peut-être, ces challengeurs en herbe se fixeront des objectifs plus ambitieux dans les années qui viennent. » On parlait d’Auguste Comte et du positivisme en introduction de l’article. Dans cette école de pensée, on aborde les problèmes avec un esprit rationnel et scientifique. A la question du « pourquoi » qui prête facilement aux croyances de toute nature se substitue celle du « comment ». Cela marche aussi pour la course à pied.

Plutôt que de se demander pourquoi la nouvelle génération délaisse le circuit, on se demande comment l’attirer de nouveau.

Rendez-vous le 28 novembre pour la remise des prix.

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