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LES DERNIÈRES ACTUS SCIENCE PAR VOLODALEN

 

Retrouvez la synthèse d'études récemment parues dans le monde de la course à pied, présentée par Volodalen, société spécialisée dans le coaching et la recherche scientifique sur l'activité physique.

 

En savoir plus sur Volodalen : volodalen.com

 
UN BON TEST EST UN TEST SPECIFIQUE

Il existe mille tests capables d'estimer vos performances en course. Vous pouvez courir 6 minutes le plus vite possible et multiplier le résultat par 10. Vous obtenez votre Vitesse Maximale Aérobie (VMA) en kilomètres par heure. Plus cette vitesse est élevée meilleurs seront vos résultats en course de durée. Il existe de nombreuses tables de cotations consultables sur internet permettant de passer de l'une (la VMA) à l'autre (la performance). En lieu et place des 6 minutes, vous pouvez entreprendre un test progressif autour d'un stade ou en laboratoire. La vitesse augmente plus ou moins vite (0.3 à 2 km/h par palier) sur des paliers plus ou moins longs (30" à 3'). Le résultat s'en ressent puisqu'on peut vous trouver une VMA qui varie allègrement de 2 à 3 km/h selon le protocole utilisé. Autant dire qu'on a déjà connu plus précis. D'où l'importance de garder le même protocole pour savoir si oui ou non vous avez progressé. Dans les sports collectifs, les entraîneurs proposent généralement des tests spécifiques qui alternent des aller-retours avec ou sans récupération. Quand on est coureur à pied, il est préférable de réaliser un test continu sur une piste. Le niveau de corrélation avec les performances est meilleur (r=0.9 contre r=0.75) qu'en s'adonnant à un test dédié sports collectifs. Qui plus est, lors d'un test continu sur piste, la fréquence cardiaque et le taux de lactate montent plus haut (respectivement + 1mmol/l et + 6 puls/min). Bref, un coureur d'endurance est capable de tout donner quand on lui demande d'aller droit devant plutôt que s'arrêter pour faire demi-tour.


Référence : Yo-Yo IR1 vs incremental continuous running test for prediction of 3000 m performance. Schmitz B and all. J Sports Med Phys Fitness. 2017 Feb 22. doi: 10.23736/S0022-4707.17.07097-9.

 
UN BON TEST EST UN TEST SPECIFIQUE (2)

Un coureur se teste en courant. Un cycliste se teste en pédalant. Mais que fait un triathlète ? Peut-il tranquillement réaliser un test sur vélo et appliquer les zones d'entraînement ainsi déterminées, lors de ses sorties en course à pied ? Une équipe du Minnesota répond par la négative. Les chercheurs américains ont en effet repéré que le niveau maximum de consommation d'oxygène et de fréquence cardiaque était identique que les athlètes se testent sur vélo ou sur tapis de course. En revanche, les zones d'entraînement varient allègrement entre un sport et l'autre dans la mesure où le seuil anaérobie se déplace selon l'ergomètre utilisé. Le triathlète n'a donc d'autre choix que celui d'aligner un test sur vélo et un test sur tapis pour déterminer les zones d'entraînement valides. Selon le bon principe qui veut que n'advienne jamais deux sans trois, on ajoutera un test en natation. Et le tour est joué (oups).

Référence : Transferability of running and cycling training zones in triathletes: implications for steady-state exercise. Carey DG and all. J Strength Cond Res. 2009 Jan;23(1):251-8.

 
UN BON TEST EST UN TEST SPECIFIQUE (3)

Vous avez réalisé le bon test avec le bon appareil (tapis ou vélo). Vous disposez de zones d'entraînement précises rapportant vos niveaux de fréquence cardiaque et de puissance (en watts pour le vélo et en km/h pour la course à pied). Vous partez pour une course de 30 minutes à fond les ballons. Imaginons que vous courriez à 15 km/h et que votre test d'effort vous dise que la fréquence cardiaque associée à cette vitesse est de 165 puls/min. Vous vous attendez à ce qu'il en soit ainsi durant votre course de 30 minutes n'est-ce pas ? Et bien il n'en sera rien. Dans les cinq premières minutes votre pouls ne dépassera pas 160 avant d'atteindre puis de dépasser la barre fatidique des 165. En fin d'effort vous aurez certainement pointé à 170 puls/min. Pourquoi ? La difficulté est affaire d'intensité mais aussi de durée. Quand cette dernière augmente, il se produit une dérive de l'ensemble (ou presque) des paramètres d'effort. Votre cœur grimpe (+/- 5 puls pour 30 minutes rapides), votre souffle s'affole (+/-  5 cycles respiratoires par minute…), l'effort devient plus dur, votre corps moins efficace. Tel est le prix de l'intensité que multiplie la durée. Tel est la limite d'un test d'effort capable de n'estimer que le premier paramètre.

 
L'ENTRAINEMENT CONCURRENT

Il s'est enfui le temps où l'on disait que le travail de force était concurrent au développement de l'endurance. A présent, le sportif de durée doit aussi renforcer ses muscles afin d'améliorer le rendement de ses mouvements. On peut toutefois se demander s'il vaut mieux faire la séance d'endurance et ensuite la séance de force ou inversement ? Une équipe spécialisée dans le football, vient de tester les deux alternatives. Elle conclue que placer l'endurance avant la force ou la force avant l'endurance n'a aucun impact sur les paramètres hormonaux habituellement associés à l'anabolisme et au catabolisme du corps. Autrement dit, si vous préférez pousser de la fonte le matin et durer l'après-midi n'hésitez pas. Si selon vous, on endure davantage le matin et on pousse plus sûrement l'après-midi, ne vous privez pas. Le déroulé des jours vous appartient.

Référence : Hormonal responses during two different concurrent-training trials in youth elite soccer players: does changing the organisation of training impact the hormonal response to concurrent exercise? Enright K and all. J Sports Med Phys Fitness. 2017.

 
LES GRAISSES C'EST DE LA BOMBE

L'alimentation cétogène consiste à manger un maximum de gras et un minimum de glucides. Bref tout l'inverse du modèle "tout en sucre" proposé à la population (sportive notamment) depuis 40 ans. Les adeptes de cette orientation diététique s'opposent également aux régimes protéinés. Selon eux, un bon repas contient 85% de gras, 10% de protéines et moins de 5% de glucides. On parle de diète cétogène dans la mesure ou l'utilisation des acides gras provoque une accumulation de produits de dégradation nommés corps cétoniques dans le sang. On retrouve cet effet lors des périodes de jeûne. A l'excès, une telle accumulation peut conduire à de graves troubles corporels dont les troubles rénaux, hépatiques, osseux… Les tenants de cette alimentation affirment au contraire que la diète cétogène est une réponse aux troubles métaboliques (obésité, diabète, hypertension) dont souffre les habitants des pays riches. Vive le beurre, l'huile et la mayonnaise. A bas les pâtes, le pain et tout féculent ! Une équipe de chercheurs a récemment suivi 42 sportifs passant à une alimentation riche en graisses (mais sans restriction énergétique) durant 6 semaines. Au cours de cette période, les sportifs ont perdu deux kilogrammes en moyenne et ont vu leurs paramètres lipidiques sanguins et urinaires (cholestérol, corps cétogènes…) grimper en flèche. Pour leur part, les qualités physiques ont légèrement diminué. Il en était ainsi de la consommation maximale d'oxygène et de la puissance atteinte lors d'un test d'effort. Conjointement le sentiment de fatigue était augmenté lui-aussi. Bref, les sportifs étaient cuits. Les auteurs concluent de manière pondérée en affirmant que pour la population active, un tel régime n'impacte sûrement pas le niveau d'activité. En revanche, les sportifs entraînés peuvent se poser des questions.

Référence : Impact of a 6-week non-energy-restricted ketogenic diet on physical fitness, body composition and biochemical parameters in healthy adults. Urbain P and all. Nutr Metab (Lond). 2017 Feb 20;14:17

 


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