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UN BON TEST EST UN TEST SPECIFIQUE (3)

Vous avez réalisé le bon test avec le bon appareil (tapis ou vélo). Vous disposez de zones d'entraînement précises rapportant vos niveaux de fréquence cardiaque et de puissance (en watts pour le vélo et en km/h pour la course à pied). Vous partez pour une course de 30 minutes à fond les ballons. Imaginons que vous courriez à 15 km/h et que votre test d'effort vous dise que la fréquence cardiaque associée à cette vitesse est de 165 puls/min. Vous vous attendez à ce qu'il en soit ainsi durant votre course de 30 minutes n'est-ce pas ? Et bien il n'en sera rien. Dans les cinq premières minutes votre pouls ne dépassera pas 160 avant d'atteindre puis de dépasser la barre fatidique des 165. En fin d'effort vous aurez certainement pointé à 170 puls/min. Pourquoi ? La difficulté est affaire d'intensité mais aussi de durée. Quand cette dernière augmente, il se produit une dérive de l'ensemble (ou presque) des paramètres d'effort. Votre cœur grimpe (+/- 5 puls pour 30 minutes rapides), votre souffle s'affole (+/-  5 cycles respiratoires par minute…), l'effort devient plus dur, votre corps moins efficace. Tel est le prix de l'intensité que multiplie la durée. Tel est la limite d'un test d'effort capable de n'estimer que le premier paramètre.