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Réagir à Zatopek n°24

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Cryptographp 

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Philippidès le 31 octobre 2012 à 18h35


Et encore une réaction, au numéro 23 cette fois (le temps passe vite).

Dans l'article consacré à la malédiction du marathon, y avait-il besoin de nous produire une photo de feu Seigneur Samuel Wanjiru dans son cerceil ?

Après l'article sur les coureurs d'Amok et le parallèle avec les tueurs en série et la tuerie de Liège (merci d'ailleurs d'avoir publié mon commentaire, même édulcoré), je te trouve décidément bien morbide, mon cher Zatopek...

Alors une fois encore: on se reprend ?

Cryptographp 

Philippidès le 31 octobre 2012 à 18h29


Bonsoir Zatopek,

Pas mort de rire du tout sur ce sujet, car pour continuer sur "l'empreinte carbone", attention à plusieurs aspects:

1) le CO2 émis provient de la respiration du glycogène des muscles, lequel provient de notre alimentation carbonée, c'est à dire des glucides ingérés (pâtes, ou plus directement riz ou blé).
Ces glucides étant d'origine agricole (culture annuelles), le CO2 fixé dans l'amidon des céréales provient lui-même de l'atmosphère, et PAS d'une quelconque source fossile. Le bilan CO2 de cette stricte consommation et respiration de céréales est donc nul.

2) Là où il cesse de l'être, c'est dans le fait a) que ces cultures supposent des itinéraires techniques agricoles (travail du sol, semis, traitements, récolte) qui à chaque fois supposent une mécanisation dont la source d'énergie elle est bien fossile (véhicules agricoles), b) qu'un transport est requis depuis les parcelles agricoles jusqu'aux lieux de stockage (là encore consommateurs d'énergie, au passage), et aux lieux de vente en gros, puis dans les points de vente détaillés, c) que la transformation de ces céréales en produit alimentaire fini au sein des industries agro-alimentaires suppose elle aussi des énergies fossiles ...
Mais ces dépenses énergétiques valent qu'on soit marathonien ou non ! Alors certes, le sportif consomme sans doute plus de glucides que la moyenne... Mais il faudrait peut-être analyser très finement la composition de l'alimentation des non-sportifs(peut-être plus de plats cuisinés, ou riches en graisses d'origine sans doute peu recommandable pour l'environnement) pour se convaincre de l'impact négatif de ce sport.

3) Enfin, à se concentrer sur l'alimentation du sportif, on oublie peut-être un peu facilement que l'impact le plus négatif sur l'environnement résulte de cette propension à voyager loin pour s'offrir des sensations fortes sur des courses exotiques, et bien éloignées de nos lieux d'habitation. Ainsi en va-t-il des participations à des courses européennes ou américaines (songeons à New-York) avec billet d'avion pour sésame...

Grâce soit ici rendue à Zatopek de régionaliser son offre magazine, et d'attirer l'attention sur des courses régionales d'ailleurs.

J'ai pour ma part l'âme en paix, ne courant que des courses locales, régionales, et dans deux rares cas nationales, précisément pour cette raison de l'impact de mes déplacements sur l'environnement. Car le fait est paradoxal, puisqu'il s'agit à l'origine de pratiquer un mode de déplacement bien naturel et bien peu mécanisé, et un des sports les plus naturels qui soient !

Mais nous avons tous trop de connaissances qui vont courir le marathon des sables par-ci, le marathon de New-York par là...

Donc attention à ne pas se tirer des balles dans le pied au prétexte de rire un peu.

On en reparle et on fait un point sérieux dans un futur numéro?

Philippidès

Cryptographp 

stephan aldebert le 29 octobre 2012 à 20h18

MDR comme disent les momes!
Suite à l'édito "empreinte carbone" du N°22 j'avais proposé un exercice de calcul aux "étudiants" virtuels du site sur l'empreinte carbone ducoureur. Surprise sur le N°24,page 10, je le retrouve pris comme une invitation à interdire le sport pour protéger la planète.
Je dois donc faire une correction explicite de l'exercice pour l'élève Zatopek: la production de CO2 d'une heure de footing équivaut à celle d'un km en voiture de type familiale; elle est donc négligeable même si l'humanité entière acceptait de se mettre à bouger; et surtout au regard des autres avantages de l'activité physique.
Tant pis pour le malentendu!
P.S. A propos de Hummer, une célèbre marque d'électronique en utilisait un voici encore peu de temps pour venir sur les sites des grands trails français!mais je ne me souviens plus si c'était G... ou S... !

Cryptographp