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ARTICLE À LA UNE : LA THÉORIE DE L'ESCALATOR

La théorie de l'escalator repose sur une comparaison entre le temps qui passe et le mouvement d'un escalier mécanique descendant. Jusque-là, rien de très original. Sauf qu'on propose aux lecteurs de s'imaginer l'emprunter à l'envers !

On démarre de tout en bas et on se fixe comme objectif de parvenir jusque tout en haut. Au début, c’est facile. On dispose d'une énergie telle qu'on progresse plus vite que le défilement des marches. On prend donc de l'altitude. On grimpe, on grimpe. On s'aperçoit alors que l'escalier mécanique sur lequel on s'est engagé est d'une longueur infinie. On s'était fixé d'atteindre le sommet. Il n'y a pas de sommet ! La désillusion et la fatigue font qu'au bout d'un moment, on ralentit la vitesse de marche. Ou alors on s'arrête complètement. Ce faisant, on recule évidemment. Constatant la perte d'altitude, on sera peut-être tenté de se remettre en mouvement. Mais cela ne fait en somme que retarder l'échéance. Aussi haut qu'on puisse monter, il arrivera toujours un moment où l'on se retrouvera tout en bas et où on finira par être expulsé de la machine, ce qui dans notre comparaison s'apparente à la mort, vous l'aviez compris. Car tout est symbolique dans cette histoire : la jeunesse qui correspond à la période d'ascension, la phase de maturité où l'on progresse juste assez vite pour conserver son altitude, la sénescence enfin qui s'étale sur des durées plus ou moins longues selon les efforts que l'on fournit pour freiner le déclin et bien sûr la hauteur de laquelle on est parti. Cette marche à contresens sur un escalier mécanique est donc une représentation de l'existence.

Pour le sportif, le vieillissement revêt même des formes particulièrement précoces puisque des signes apparaissent alors qu'il traverse encore le premier tiers de sa vie. Le sport possède ceci de particulier qu'il permet de juger l'effet du temps à l'aune des résultats sportifs déclinants.

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